samedi 20 juillet 2019

La vie dure trois minutes


Autrice : Agnès Laroche - Éditeur : Rageot - Parution : 12 septembre 2018 - Pages : 192 - Prix : 14€90 (papier) - Lu en : papier - Lecture : personnelle


Résumé :

Les parents d'Automne ont accepté d'accueillir Chloé pour son année de terminale. Au contact de Chloé la solaire et la généreuse, Automne la silencieuse s'épanouit et elles deviennent inséparables. Le talent d'Automne pour la danse se révèle et la jeune fille rencontre Medhi. Une intrigue sous tension sur l'amitié et la reconstruction.

Ce que j’en ai pensé :

J’avais envie de découvrir d’autres choses, des histoires un peu plus contemporaines en jeunesse et qui parle de thématique difficile, alors lorsque j’ai vu le résumé de ce roman, quelque chose m’a poussé à le découvrir. Entre le résumé et cette couverture, j’ai craqué.
J’ai aimé découvrir l’histoire d’Automne au fur et à mesure qu’on avance dans notre lecture. Au début, on ne sait quasiment rien, tout se dévoile au fur et à mesure, ce qui a bien éveillé ma curiosité et suscité mon intérêt grandissant au fil des pages.
Elle a vécu un événement triste dont on ne se remet pas en un claquement de doigt. Seul le temps permet d’atténuer cette douleur (même si elle reste à vie et je sais de quoi je parle). Notre héroïne se renferme sur elle et gère la situation à sa façon. Plus le temps passe et plus elle s’enfonce, elle décide donc d’écrire cette histoire dans un carnet pour extérioriser ce qu’elle ressent et espère pouvoir ainsi aller de l’avant.
J’ai aimé la façon dont l’auteure traite le sujet. Tout en délicatesse et sans vouloir nous apitoyer ou nous arracher les larmes. On nous livre simplement une histoire crédible, qui peut arriver à tout le monde et sans prévenir, en nous montrant que tout le monde ne gère pas les événements de la même façon, mais que pour autant, on ne doit pas se permettre de juger ou doser la souffrance d’une personne et le moyen qu’elle trouve pour s’en sortir. Je trouve que c’est une belle histoire, touchante, qui fait réfléchir, crédible et qui remet certaines choses en perspective.

Les points forts de ce roman :


·         La plume fluide et délicate de l’auteure.
·         La manière d’aborder cette thématique.
·         Les personnages. Que ce soit Avril, les parents, Tristan ou la prof de danse, tout le monde essaye d’aider notre héroïne parfois de façon maladroite mais ils sont là et ont chacun leur importance.
·         Automne que j’avais envie de réconforter, de prendre dans mes bras pour la rassurer et à laquelle je me suis beaucoup attachée. Je me suis retrouvée en elle et je suis contente de l’avoir rencontré.
·         Le fait que l’héroïne décide d’écrire leur histoire. Je pense sincèrement que de coucher ce qui ne vas pas sur le papier peut-être une bonne thérapie.
·         L’alternance entre présent et passé qui nous permet de découvrir les choses en temps voulu et ne rien précipiter. De plus, le mystère plane sur le roman et c’est quelque chose que j’aime.

Les points faibles de ce roman :


·         J’aurais simplement aimé continuer à accompagner Automne dans les mois à venir.

Recommandations :

Je recommande ce livre à tout lecteur dès 12 ans, qui souhaite une histoire touchante, contemporaine, sans tomber dans le drama et avec une thématique qu’on ne voit pas souvent abordée en littérature jeunesse et qui est parfois délicate à aborder avec son entourage. Petits et grands devraient y trouver leur compte. C’est le premier livre de l’auteure que je découvre mais ça ne sera pas le dernier.


Extrait :

“Cahier refermé, je m’allonge sur l’herbe, un bras sous la tête.
C’est crevant d’écrire, ça demande une concentration maximum.
Mais ça fait du bien, ça détend, c’est agréable de chercher le mot juste, sans me presser, puis d’écouter crisser mon feutre noir sur le papier.
En reconstituant notre histoire, j’ai la sensation de rassembler les pièces d’un puzzle éparpillé par une main maladroite. Je croyais que ce serait douloureux, au contraire, ça m’apaise.
En même temps, je ne suis pas encore rentrée dans le dur, le qui-fait-mal.”

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