samedi 20 juillet 2019

Sirmalia, la fin d'un règne



Autrice : Chloé Boffy – Editeur : Auto-édition – Parution : - Pages : 360 – Prix papier : 17€94 – Prix numérique : 5€99 – Lecture : SP – Lu en : numérique – Genre : fantasy



Résumé :

Quand Rosalina décide de partir délivrer son père, elle est loin de se douter de ce qu’il l’attend au bout du chemin. Ses pas vont l’entraîner dans un monde où les complots et les trahisons font partie du quotidien, où les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit, et où les jolis visages dissimulent parfois les pires intentions.
Oserez-vous la suivre sur les routes de Sirmalia ?

Mon avis :

Lorsque l’autrice m’a gentiment proposé son roman, j’ai accepté sans hésitation. Ayant bien aimé son précédent livre et au vu du résumé de Sirmalia, j’étais confiante.
Nous l’avons donc lu en lecture commune avec Justine du blog Lire-une-passion dont vous pouvez retrouver l’avis ici.

Si le résumé paraissait prometteur, et les débuts sympas, j’ai malheureusement assez vite déchanté. Au départ, l’autrice nous place les décors, le contexte politique en place et les personnages. L’univers possède une certaine part d’originalité de par les pierres de Jaspe, qui confèrent des pouvoirs à leurs détenteurs. Donc nous sommes bien dans un monde de fantasy et de magie, jusque-là, ça me plaît.
Malheureusement, ma rencontre avec les personnages a assez vite gâché le tout.

Rosalina, princesse de Sirmalia et fille du Roi Thergill, fait prisonnier politique par le père de l’homme qu’elle est censée épouser, va se révéler être bien loin de ce que je pouvais imaginer… Elle a toujours bénéficié de son libre arbitre avec ses parents, et pouvait occuper plus ou moins son temps comme bon lui semble. De plus, elle n’a pas sa langue dans sa poche et je m’attendais donc à une héroïne forte de caractère qui saurait me plaire. Quand elle part à travers le royaume pour tenter de délivrer son père, on va la découvrir plus en profondeur, livrée à elle-même. Rosalina est en fait une princesse qui a l’habitude qu’on réponde à ses exigences, elle ne brille pas par sa patience, elle est assez injuste puisqu’elle critique le comportement de certaines personnes alors qu’elle-même va faire exactement la même chose quelques pages plus loin. Ses longues hésitations à faire des choix, on finit par m’ennuyer et m’énerver. Si ce n’est sa répartie, elle manque pour moi, de profondeur.

Pendant son périple elle fera également de nouvelles rencontres : Thomas, fils de paysans et Cédric, un jeune homme devenu aveugle. Comme pour Rosalina, je n’ai pas vraiment réussi à comprendre leur naïveté ou à m’attacher à eux. On pourrait croire qu’avec la vie qu’ils ont, ils soient plus méfiants, plus sur leurs gardes, mais à la vue de Rosalina, tout ça, est bien vite oublié. A un moment donné, dans leur avancée, ils vont faire la rencontre d’un homme à qui il va arriver quelque chose et mon gros problème, c’est qu’on a l’impression que ça ne leur fait ni chaud ni froid. On dirait qu’ils sont hermétiques aux sentiments, sauf quand il s’agit de sentiments envers la princesse, car oui, il y a un quatuor amoureux dans cette histoire. Ceux et celles qui me connaissent depuis un petit moment, savent à quel point je déteste cela. Je ne comprends pas que dans la vie réelle ou fictive, on puisse sans cesse hésiter et jouer avec les sentiments des autres parce qu’on n’est pas capable de se poser les bonnes questions et d’arrêter son choix. C’est quelque chose qui m’agace à un point que vous n’imaginez pas.

A partir de là, ma lecture a commencé à devenir compliquée, car si je suis incapable de m’attacher aux personnages et de les comprendre, je n’ai plus envie de savoir ce qui va leur arriver. J’ai pris la décision de poursuivre un peu pour voir si la suite serait capable de me donner envie de poursuivre, me disant qu’il y allait peut-être se passer quelque chose susceptible de changer la donne.

Malheureusement pour moi, ce ne fut pas le cas. J’ai trouvé qu’il y avait trop de clichés dans cette histoire : quatuor amoureux, héroïne qui se révèle capable de terrasser l’ennemi n°1 du royaume en un claquement de doigts ou deux, les dangers qu’ils rencontreront sur le chemin ne s’avèrent pas si dangereux que cela et ils s’en sortent toujours bien trop facilement.

C’est vraiment dommage car il y avait de très bonnes idées, des histoires de complots et de trahisons qui auraient pu être bien plus intéressantes si les personnages avaient été différents et que le danger se serait vraiment mis au travers de leur route. Quand je lis des livres de SFFF, je m’attends à avoir peur pour les personnages, à stresser quant à ce qui pourrait leur arriver, et ici, ce ne fut pas le cas. J’aurais également aimé que dans les 220 premières pages, les pierres de Jaspe soient beaucoup plus mises en avant et qu’on nous en apprenne plus sur elles. C’est quand même pour cette raison que le Roi Thergill a été emprisonné.

En conclusion, malgré une plume fluide, agréable et de bonnes idées, cette histoire n’aura pas su me convaincre ni me donner envie de finir le roman. Pour être franche, je l’ai arrêté à 110 pages de la fin car le comportement des personnages m’exaspérait. Cela ne m’empêchera pas de découvrir un prochain titre de l’autrice, mais ce roman-ci n’était peut-être tout simplement pas fait pour moi.


ABANDON


Extrait :
« Revenue de son premier choc, elle était prête à se jeter sur le géant et à le rouer de coups pour le forcer à recracher son ami. Soudain, le colosse se mit à grimacer, comme pris de haut-le-cœur. Il plaquait ses deux mains sur sa bouche pour la maintenir fermée, roulait des yeux furieux et injectés de sang, râlait et grognait. En d’autres circonstances, la scène aurait pu paraître comique, or à cet instant, Rosalina n’avait aucune envie de rire.
Et soudain, la joue du géant s’ouvrit en deux, déchirée de part en part par le poignard que Thomas gardait dans sa botte.
Le jeune homme passa son buste à travers la plaie et sauta, visant un tas de chiffon pour amortir sa chute. »


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